LA CONSOMMATION ET L’INDICE « CEP »

Publié le 31 Juillet 2012

Dans la Réglementation Thermique 2012, on constate trois indices principaux de performance : le « Bbio », le « Tic » et le « Cep ».

Le besoin bioclimatique (« Bbio ») permet de caractériser l’impact de la conception bioclimatique sur la performance énergétique du bâti (cf. Le coefficient « Bbio »).

La température intérieure de consigne (« Tic ») caractérise elle la température intérieure conventionnelle du bâtiment. (cf. La température intérieure de consigne)

L’indice « Cep », propre au bâtiment, caractérise sa consommation d’énergie primaire.

L’exigence de consommation maximale d’énergie primaire (Cepmax) est fixée à 50 kWhEP/m²/an en moyenne. Ainsi, elle définit une exigence globale en consommation d’énergie primaire en valeur absolue. Cinq usages sont pris en compte : chauffage, production d’eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage, auxiliaires (ventilateurs, pompes).

Par rapport à la RT 2005, l’exigence de consommation énergétique dans la RT 2012 s’exprime différemment. Le coefficient de référence est à présent indépendant de la forme du bâtiment. Comme l’explique Jean-Robert Millet, directeur de la division Energie et responsable transversal CSTB des activités liées aux réglementations thermiques : « en RT 2005, si vous décidiez de faire un bâtiment très découpé et peu compact, le coefficient de référence suivait. En RT 2012, ce coefficient ne sera plus fonction de la forme du bâtiment. Si la forme est pénalisante du point de vue de l’énergie, il faudra compenser et faire mieux par ailleurs».

Ainsi, l’approche complètement différente demande à l’équipe de conception une réflexion à la fois plus globale et plus pointue, tant sur la conception du bâti que sur le choix des systèmes. Dès la conception, grâce notamment aux échanges entre architectes et bureaux d’études thermiques, tous les niveaux de la construction sont pris en compte : la forme du bâtiment, l’isolation des parois, l’orientation et la nature des baies, la protection solaire, l’étanchéité, l’inertie thermique… Cette démarche globalisant répond à l’objectif global de maîtrise de la consommation énergétique connu initialement.

Cette valeur reste toutefois modulable en fonction d’un certain nombre de points qui ont un impact sur les consommations d’énergie indépendamment de la performance du bâtiment et de ses équipements, à commencer par sa zone climatique. En effet, selon sa situation la valeur moyenne pour un logement individuel varie de 40 à 65 kWhEP/m²/an. Sont également pris en compte : l’altitude, le type d’utilisation des locaux, la surface moyenne des logements…